16.12.2006
L'Europe, mon pays
L’EUROPE MON PAYS !

L’Europe demeure dans l’esprit de la plupart des français, une nébuleuse ! Qui s’aventurerait à énoncer la liste des 25 pays européens ? 20 collégiens reviennent de 3 jours à Bruxelles, investis d’une mission d’ambassadeurs européens au pays catalan…
Nous sommes 455 Millions d’européens représentés par 732 députés. Ces eurodéputés siègent au parlement européen tantôt à Strasbourg tantôt à Bruxelles. Parmi eux, Kader Arif, élu du Sud ouest. A l’initiative d’Olivier Ferrand (ancien conseiller de Romano Prodi Pdt de la commission européenne) 20 délégués de classes de 3ème du collège Pierre Moreto à Thuir, sont invités par Kader Arif. Tout est pris en charge par l’union Européenne. Ils gagnent Gérone et prennent l’avion destination Charleroi Bruxelles. Un peu pantois d’être invités, comme ça, ils peinent à comprendre la signification de ce voyage. Pour eux, il ne s’agit que d’une agréable escapade. Pourtant, c’est une riche expérience humaine et émotionnelle qu’ont vécu, collégiens, professeurs, conseiller d’éducation, proviseur, représentants de la Ville de Thuir ! A leur descente d’avion, Olivier Ferrand les attend et leur sert de guide. Là, surprise ! Lors du déjeuner, Pierre Moscovici, 1er Vice Président du Parlement Européen les rejoint. Puis, départ pour cette institution. L’imposant bâtiment se veut symbole.

Les surfaces vitrées symbolisent la transparence, la gigantesque tour à l’aspect inachevé évoque une construction à parfaire.

Sur le parvis, Kader Arif, ancien talonneur du Castres Olympique accueille chaleureusement ses invités. Une heure durant, Kader explique avec pédagogie, l’Europe au quotidien, le fonctionnement du parlement. Il évoque le rôle des députés réunis par familles politiques et non par nations. Le débat s’anime, les questions fusent ! Un vrai cours d’éducation civique grandeur nature ! Puis, les jeunes pénètrent dans l’Hémicycle parlementaire, ils restent bouches bées.

Là, l’instant est solennel. Ils touchent du doigt à l’Europe !
Confortablement installés au cœur de Bruxelles, les jours suivants, notre délégation assiste à 2 rencontres.

Gautier Mignot, diplomate français auprès de l’Europe anime un petit déjeuner débat. Plus tard, l’équipe est reçue à l’Hôtel de Ville par le 1er adjt. Là aussi l’Europe est au centre des débats !
Visites et rencontres ont rythmées ces trois jours. Laura et Marc Aurèle sur le retour nous confient :

»L’Europe, c’était de l’abstrait. Maintenant nous voulons toute la parcourir ! Nous savons que grâce à l’Europe nous connaissons la Paix ! Nous sommes investis de la mission auprès des jeunes de faire aimer l’Europe. C’est notre avenir ! » S’exclament-ils.

09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Olivier, ferrand, thuir, collège, bruxelles, europe
16.09.2006
Les cigognes sur le départ

Depuis quelques jours, les regards n’ont de cesse de scruter le ciel. Qui n’est pas curieux ne lève pas les yeux ! Pour implorer les Dieux ? Non ! Une importante colonie tournoie, d’un vol élégant, dans le ciel du Roussillon plus particulièrement à Thuir. Il faut remarquer que Thuir, village étape est situé dans le corridor biologique migratoire des cigognes blanches. Elles repartiront vers l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour regagner l’Afrique.

Si elles sont blanches et noires, c’est parce qu’elles assument la double nationalité : Africaine et Européenne. Ces grandes voyageuses affectionnent la zone humide de la Prade. Friandes de vers de terre, grenouilles… elles se délectent après les dernières pluies ! Leurs claquements de bec à l’accent alsacien révèlent leur satiété. Hélas, souvent électrocutées par les lignes électriques, intoxiquées par les pesticides contenus dans les insectes et rongeurs ingérés, nombres d’entres elles n’arriveront pas à l’âge adulte.

Pour l’instant, curieuses de tout, ces cigognes effrontées passent leur journée à la visite, en villégiature en quelque sorte ! Il semblerait qu’elles aient visité les Caves Byrrh, le parc Violet… Certaines paraissent chérir le beau clocher de l’église Notre Dame de la Victoire et la Cellera…

Ne dit-on pas que quand des cigognes survolent des maisons, elles annoncent un heureux événement pour ses habitants ? Depuis des lustres, la cigogne est le symbole du bonheur et de la fidélité. Le départ prématuré de ces élégants échassiers annoncerait-il un Hiver précoce ? A suivre donc … Alors, bon vent belles cigognes ! Et au Printemps prochain !


Photos et texte Jean-Luc Modat
08:20 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : thuir, visite, roussillon, aspres, catalan, cigognes, migration
21.08.2006
Thuir, Capitale des Aspres
THUIR CAPITALE DES ASPRES
Lovés au pied du Canigou, les Aspres est une micro région aride et caillouteuse (d’où le terme catalan Aspres = sec). Pourtant l'eau est présente partout grâce à d'ingénieux canaux construits du temps des rois de Majorque. Les Aspres renferment de véritables trésors ! Trésors naturels, historiques ou patrimoniaux...

Prenez le temps de découvrir ses petits villages pittoresques ceints de vignes, vergers, garrigues odorantes, subéraies de chênes-lièges ou de chênes verts ! C'est aussi l'un des berceaux de l'art roman, avec ses Eglises, ses chapelles et ermitages... Dans ces Aspres se sont aussi installés les Templiers certains vestiges attestent de cette présence... Vous pourrez y admirer châteaux et remparts médiévaux. Thuir en est la capitale, célèbre par ses caves édifiées par Eiffel. L'apéritif le Byrrh, vin doux additionné de quinquina a connu ses heures mondiales de gloire ! A voir à Thuir : La "Cellera" centre historique, le musée de la Nature et de la Chasse consacré à la faune des Pyrénées-Orientales, le musée des Arts et traditions (Entrée Gratuite)
Contact Syndicat d’initiative de Thuir : Tél. : 04 68 53 45 86

Thuir est une charmante petite Ville où il fait bon vivre. Malgré la proximité de Perpignan, elle a su conserver une dynamique enviée par beaucoup ! Là, pas de Cité dortoir ! La vie économique, culturelle et sportive est révélatrice d'un certain art de vivre cultivé.

Des les rues, on vous apostrophe, "Bonjour" ! Le lien social demeure fort. Quand vous arrivez à Thuir, la porte construite pour le passage à l'an 2000 vous invite à la visite du coeur de ville. A droite le "celler" abrite le syndicat d'initiaves.Dés que vous franchissez la Porte, en remontant la rue sur 200 m, vous découvrez une coquette place plantée d'un platane majestueux et d'une vieille fontaine. Quelle quiétude ! Vous poursuivez tout droit, à droite s'élève l'église.

A THUIR, assise sur une élévation, l'église Notre Dame de la Victoire domine la ville. Une place circulaire jouxte cette église :

C'est la "Cellera" enceinte en catalan. vers 900 de notre ère, une fortification heptagonale en cailloux roulés, abrite une villa royale, église, cimetière et celliers. Cette place forte sert essentiellement pour la protection des récoltes. Elle est aussi, en cas de dangers, un refuge pour la population.Peu à peu, l'habitat se substitue aux greniers.
Au fils du temps de nouvelles habitations s'érigent autour de l'enceinte, formant comme un bourg à l'extérieur de la minuscule ville. Une seconde enceinte érissée de tours et meurtrières, est construite en 1287 pour renforcer les défenses. L'enceinte intérieure apparait alors comme une citadelle. En 1294 la ville obtient du roi une charte de consulat.


VUE EN CONTRE PLONGEE DE NOTRE DAME DE LA VICTOIRE
Cette Eglise a été édifiée à l'emplacement de l'ancienne Eglise St Pierre. La légende rappelle que Charlemagne aurait caché la statue de la vierge sur cette colline dans le bois d'alors.PROCHAINEMENT LA SUITE DE CETTE DELICIEUSE VISITE
15:10 Publié dans Actualités, Découverte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thuir, aspres, roussillon, ballade, catalan, pays, histoire
20.08.2006
ETIENNETTE DE CASTELNOU
CASTELNOU,HIER et AUJOURD'HUI
Castelnou ! Village de mes aïeuls…. Mais qu’il est le loin le temps où ce petit village médiéval était tout entier consacré à l’agriculture ! Où les ruelles résonnaient du pas lent des mules et des bourricots. L’accent était chantant, rocailleux, catalan ! L’époque où les «ninots» (Petits enfants) descendaient par tous temps et saisons, le sentier escarpé menant à la fontaine pour aller chercher l’eau…. En ce temps-là, l’eau était précieuse ! La vie, consacrée aux durs labeurs des champs. Etiennette l’a connu ce temps… Elle qui a quitté son Camélas natal pour monter à Castelnou se marier.

Dés que vous franchirez la « Porte » de Castelnou, sur la gauche, vous découvrirez une boutique extraordinaire ! Une boutique tenue par Etiennette, 83 ans, depuis des décennies, écolo dans l’âme avant la mode. Pourquoi hésitez-vous ? Entrez ! Aussitôt, une surprenante effluve de parfums de la garrigue enivrent vos narines. Là, vous êtes transporté vers votre imaginaire, vos souvenirs d’enfance, vers cette époque révolue où il faisait bon vivre. De suite, c’est l’envoûtement ! Suspendus au plafond, des bouquets d’immortelles sauvages sèchent. Plus loin, des artichauts révèlent leurs fleurs d’un beau bleu… La monnaie du Pape est omniprésente ! De merveilleux petits chapeaux patiemment tressés par Etiennette embaument la lavande. Mais le plus surprenant, sont ses poèmes !





Reportage et photos Jean-Luc Modat 08 / 2006
06:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Thuir, castelnou, aspres, roussillon, catalan, pays, méditerranée
13.08.2006
LES HERBES DE LA SAINT JEAN

Hélène Legrais, journaliste à France Inter et Europe1, a succombé à l'appel du pays. Sans hésitation, elle troque le micro pour le stylo ! Désormais, Hélène se consacre à l'écriture . Ses romans relatent des épisodes trop souvent oubliés de l'Histoire catalane : La crise viticole. 1907, les grandes manifs. 1906, la grève des transbordeuses d'oranges à Cerbère. Snobée ou ignorée des journalistes de la presse et les médias locaux, oubliée par le Centre Méditerranéen de littérature, Hélène LEGRAIS a du talent. Grand bien leur fasse ! Pour se dédouaner ils la qualifient d'auteur de terroir. Ses succés d'édition leur serait insupportables ? Hélène poursuit son petit bonhomme de chemin et prépare son prochain ouvrage sur la maternité d'Elne durant la seconde guerre mondiale...

L'intrigue de son dernier roman "Les herbes de la St Jean", a pour théâtre le Canigou, les mines de fer de Valmanya. Là, Félicie, fille de mineur, court sa montagne pour y cueillir les "simples",herbes médicinales et lire Victor Hugo. La « Grand'Guerre » éclate, les hommes mobilisés. Des mineurs étrangers les remplacent : polonais, tchèques, chinois. La jeune sauvageonne s'enticher de l'un d'eux. Une étrange histoire se noue. Ce beau roman, d'Hélène Legrais, sur fonds d'évocation des célébrations de la Saint Jean, a pour thème la différence. Hélène vient de le présenter et signer, Samedi dernier à la librairie Presse Papier de Thuir d'Arnaud TAIX. C'était la première dédicace de cet auteur dans notre cité et ses lecteurs ont pu apporter avec eux les livres qu'ils avaient déjà, elle s'est fait un plaisir d'y apposer son paraphe.

"Les herbes de la St Jean" Publié aux Presses de la Cité
Reportage Jean- Luc Modat
20:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


